Chokier, mon village
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Chaque semaine, deux messes sont célébrées : une, le dimanche à 08h30 et l'autre le mardi à 18h00. Les fondations de notre église remonteraient à 1220. Le culte était célébré à cette époque dans une chapelle consacrée à St Pierre et St Marcellin. Ce dernier, prêtre à Rome, a été martyrisé en 304. La présence de reliques dans une église génère un culte particulier qui se traduit souvent par un pélerinage. Pour St Marcellin par exemple, sans que l'on sache très bien comment des parties de reliques sont arrivées dans l'église de Chokier, ce saint est invoqué pour les maladies nerveuses et les maux de tête. Sa fête se célèbre le lundi de Pentecôte. Ce pélerinage fut longtemps un des plus importants en pays mosan. En 1303, on a inhumé dans la chapelle le premier seigneur de Chokier, Jehan, châtelain de Hozémont. Pendant plusieurs siècles, notre église resta attachée à la paroisse des Awirs, le prêtre partageant son activité entre les deux communes. Ce n'est qu'à la fin du 16ème siècle que l'église fut érigée en paroisse indépendante. Le Prince-Evêque désigna le premier curé.De 1636 à 1675, la charge fut confiée à Lambert Firquet. Après lui c'est Hubert Firquet qui exerça les fonctions jusqu'en 1733. Cette église est classée par la Commission des Monuments et Sites. Caractérisé par le style Louis XIII, cet édifice conserve un important mobilier. L'autel majeur de l'église est remarquable par son retable à peinture et son fronton ; telle qu'on la voit, elle a été restaurée et agrandie de 1706 à 1712 sous le pastorat du 4ème curé de Chokier, l'abbé Hubert Firquet. De nombreuses armoiries ornent de nouveaux vitraux et la partie supérieure des pilastres. On y trouve aussi plusieurs croix funéraires et la dépouille de St Vincent dans son sarcophage, patron des vignerons . L'église renferme également de magnifiques peintures. Quant aux sculptures, leur réalisation s'étend du XVIème au XXème siècle. L'entrée de l'église se trouvait auparavant sous la 1ère fenêtre, dans l'axe de la très belle grille d'entrée datant de 1714. Depuis cette porte a été murée. La tour, plus récente, date de 1838. Autant l'abbé Firquet a laissé des traces visibles de son passage dans les transformations de notre église, autant l'abbé Jules Fossoul en a laissé dans nos coeurs. Celui-ci a été très proche de notre population aussi bien des jeunes que des personnes plus âgées. L'église était entourée d'un cimetière dont ne subsistent que quelques tombes, notamment celle de la famille Beco qui donna plusieurs bourgmestres à la commune de Chokier. La tombe de Wingender (propriétaire de l'ancienne piperie) s'y trouve également. On trouvait à l'entrée de l'église deux cloches (qui sont à l'intérieur maintenant) une date de 1719 et l'autre de 1850. Une légende raconte que pendant la dernière guerre, les cloches furent destinées à être fondues en Allemagne. Par miracle, elles échappèrent à leur funestre destin. Entre-temps, on avait pourvu l'église de nouvelles cloches. Ayant appris que les anciennes avaient survécu, des habitants de Chokier réunirent les fonds nécessaires à leur rachat. Comment parler de l'église de Chokier sans parler de son orgue ? L'église conserve un orgue de 1858, construit, lui aussi, par Arnorld Clérinx et son buffet d'origine. Volés pendant la Seconde Guerre mondiale, les tuyaux de façade sont remplacés par des copies en zinc. Dans les années 1950, la maison Van Loo de Louvain a effectué quelques transformations : modernisation de la soufflerie, placement d'un pédalier à transmission partiellement pneumatique, etc. Une rénovation importante de cet orgue a été programmée cette année. Je vous en parlerai plus tard.
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