Maria THONNARD

Petite-fille de Louis Renkin, échevin des travaux au temps d’Armand Beco, elle est née à Chokier en novembre 1908.

Régente de coupe, elle a toujours vécu dans la maison familiale
( actuellement n°130 du quai du Halage) et elle épouse Victor Bawin en 1935. Elle a une fille Monique.

Très active, elle participe aux activités du village et de la paroisse :
- à la distribution de soupe pendant la guerre ;
- à la restauration de l’église en 1953 ;
- aux manifestations religieuses par la décoration de l’église…

Maria Thonnard s’investit aussi dans l’organisation de voyages, dans l’amicale des pensionnés.

Organisée et très active, c’est avec une poigne de fer dans un gant de velours qu’elle rassemble petits et grands pour :
- le déjeuner pascal le dimanche de Pâques,
- la crèche vivante et la fête des familles (début janvier)
- et, la procession qui avait lieu à la Fête-Dieu.

Elle décède en octobre 1974.


LA PROCESSION

 

Chaque année jusque dans les années soixante, lors de la Fête-
Dieu, quinze jours après la Pentecôte, notre village se paraît de ses plus beaux atours pour la procession.

C’est à l’instigation de Sainte Julienne de Cornillon (1176-1258) que la fête du Saint Sacrement (Fête-Dieu) fut instituée en 1264 par le Pape Urbain IV( ancien archidiacre liégeois). Elle a donné lieu à de nombreuses processions et festivités dans la région.

Ainsi, à Chokier, les façades étaient nettoyées puis embellies. Des autels-reposoirs étaient installés aux quatre coins du village. Les chapelles étaient briquées et décorées de fleurs. Bref, tout le monde y mettait du sien.

De nombreuses personnes participaient, avec Maria Thonnard, à la confection des costumes et à l’organisation du cortège.

Au son de l’harmonie d’Engis, les petits enfants accompagnaient la croix. Les communiants de l’année défilaient. Les jeunes filles et les jeunes gens faisaient revivre les personnages de la vie du Christ et des Saints. Les bannières de la Vierge et du Sacré Cœur, la statue de la Vierge et de l’Enfant étaient promenées dans tout le village par les hommes. Tous accompagnaient le Saint Sacrement porté par le curé sous un dais.

Ils allaient au départ de l’église vers la chapelle Notre-Dame de la Rivière, puis montaient au Houlbouse jusqu’à la chapelle Saint-Roch. Ils se rendaient ensuite vers la Basse-Awirs pour terminer par une messe à l’église. Tout au long du parcours le Saint Sacrement était déposé sur les autels-reposoirs sur le devant des maisons.

 

Cette manifestation, aujourd’hui disparue, a laissé de joyeux souvenirs
à ses jeunes participants qui se reconnaîtront peut-être sur les photos.
L’énergie qu’ils y mettaient hier est toujours vivace
et efficace parmi les forces vives de nos comités.